mardi 26 août 2014

Récolte d'été au jardin : Les courgettes

Je vous parlais il y a peu des cucurbitacées dans mon jardin, voici maintenant l'occasion de présenter plus spécifiquement les variétés de courgettes que j'ai récoltées cet été.

Au milieu des semis spontanés que vous avez vus ici courir sur le talus (organisé en planches de culture, amendées au crottin de cheval, car ces dames sont gourmandes), on trouve 4 variétés de courgettes différentes.

Deux sont issues de semis, et voici la première, que je produis depuis 2 ans. C'est la Grisette de Provence, légèrement renflée, bien ferme, qui produit peu de graines si on la cueille suffisamment jeune. Elle se conserve plutôt bien.


Courgette Grisette de Provence issue de mes semis

J'avais aussi essayé par semis une variété jaune différente, dite Early Summer Crookneck trouvée ici. Mais elle ne m'a pas concaincue car sa peau est dure dès qu'elle grandit un peu (hors tout l'intérêt est de manger ses courgettes avec la peau bien sûr...).

Deux variétés ont été achetées cette année en plants biologiques de jardinerie : une verte classique dite Tarmino F1, et une jaune dont voici le portrait.


Courgette Orelia F1 de mon jardin

Elle a une esthétique irréprochable et on ne la trouve pas dans le commerce. De plus son goût est délicieux. Son seul inconvénient est de ne pas se conserver très lngtemps quand elle est cueillie jeune, à l'apogée de son intérêt culinaire...

Vous l'aurez sans doute compris ma préférée de l'été est donc la jaune Orelia pour son goût, sa texture et le rayon de soleil qu'elle met dans notre assiette.

Deux pommes de terre, un oignon et trois courgettes et hop une soupe toute jaune au courgettes fraîches...




vendredi 22 août 2014

Récoltes d'été au jardin : les cucurbitacées

Nous n'avons pas été gâtés par la météo de l'été cette année, mais quelques occasions nous ont quand même été données de se régaler avec des productions maison.

Magnifique fleur de courgette un matin gris du mois d'août...


Les tomates, sont mes préférées, mais aussi très difficiles à entretenir en Anjou sans serre, vu l'humidité ambiante. Les tomates-cerises sont encore assez faciles (elles se ressèment même spontanément) mais les grosses tomates ne mûrissent généralement que la première quinzaine d'août alors que les nuits rafraîchissent et que le mildiou devient de plus en plus présent...

Finalement dans les légumes-fruits (c'est à dire tous ceux qui sont issus de fleurs) ce sont les cucurbitacées qui se cultivent le plus facilement dans notre jardin. Vous avez peut-être vu à quel point certaines variétés coureuses pouvaient envahir rapidement tout un potager...Et elles sont généreuses ! les bonnes années dès début juillet (pas si mal...) et jusqu'en octobre ! Et toute personne qui n'a pas goûté au plaisir de cueillir des courgettes charnues dont le suc perle à la coupe, des courgettes fermes comme rarement on en trouve dans le commerce, ne sait pas ce qu'elle perd ! Avant de commencer à produire ces fruits, il y a plus de 7 ans maintenant nous ne savions pas que les courgettes cueillies jeunes avaient de petites épines légèrement urticantes, comme des "poils" transparents qui piquent les doigts quand on les ramasse...au point de devoir le faire avec des gants quand on a la peau sensible, car bien entendu les tiges et feuilles en sont couvertes et de bien plus costauds ! Ces petits piquants disparaissent dès qu'elles sont un peu manipulées. Donc si vous trouvez des courgettes avec des "poils" dans le commerce, n'hésitez pas à les acheter elles seront sans doute très fraîches et bourrées de vitamines ! Vous l'aurez compris, j'adore aussi les courgettes, et les cucurbitacées en général... je pense qu'il va falloir plus d'un article pour vous en parler !


Nos "potirouilles" de semis spontané

Chez nous cet été il y a eu 2 types de productions par nos cucurbitacées :
  • mes courgettes préférées dont je vous présenterai bientôt 2 variétés parmi les 4 qui ont produit chez nous cette année. Elles nous permettent d'être "autonomes en courgettes" pour l'été au point de lasser sérieusement les enfants de ces légumes pourtant si délicieux
  • ce qu'on appelle chez nous les "potirouilles", terme familial inventé pour décrire un croisement entre des citrouilles et des  potimarrons qui se sont ressemés tous seuls ! En effet  par le jeu d'un compost trop riche en restes de préparation de nos soupes hivernales, épandu sur le lieu de plantation de ces gourmandes (les cucurbitacées adorent le compost et le fumier) nous nous retrouvons avec des variétés croisées, peu intéressantes si ce n'est en soupe. Malheureusement les cucurbitacées s'hybrident systématiquement entre elles, aucune chance donc d'obtenir la variété souhaitée, il faut racheter des graines ou des plants chaque année !
Voici ce que donnent nos plants spontanés de ces fameux "potirouilles"...


Carrés potagers et cucurbitacées courant le long du grillage

Un potirouille bientôt formé...et les poils urticants de ses tiges bien visibles !


Rendez-vous donc fin octobre pour voir ce que l'on pourra faire de ces "potirouilles" !


mercredi 20 août 2014

Pâté aux prunes d'Anjou

Les prunes, suite...et fin ! Avec cette fois-ci le pâté aux prunes, spécialité angevine peu connue sur le reste du territoire. On en trouve effectivement en Anjou quasi-exclusivement, et uniquement en saison, de fin juillet à mi-septembre environ : le pâté aux prunes se mange dès qu'il est fait !

Douceur angevine : le pâté aux prunes à la sortie du four...
  
Voici ce qu'il y a dedans :

  • 1.2 kg de grosses prunes vertes (idéalement, type reines-claudes) entières
  • de la semoule de blé très fine
de la pâte sablée faite maison, bien sûr, avec :
  • 2 œufs entiers
  • 500 g de farine
  • 250 g de sucre
  • 200 g de beurre
  • quelques gouttes d'extrait de vanille
  • Et enfin, pour dorer le dessus, 1 jaune d'œuf dilué avec 2 cuillerées à soupe de lait

Pour la pâte, c'est un peu le même principe qu'ici. Mélanger le sucre avec la farine, ajouter le beurre en petits morceaux puis quand elle commence à s'agglomérer, les 2 œufs entiers et l'extrait de vanille. Faire une boule et laisser reposer 1 heure minimum.

Séparer la pâte en deux parties dont l'une est un peu plus grosse, pour le dessus. Étaler un cercle de pâte assez épais, et disposer dans un moule à manqué ou un moule à tarte à bords hauts. Saupoudrez  environ une cuillère à soupe de semoule très fine sur ce fond. Disposer les prunes lavées et séchées mais non dénoyautées (car si vous les dénoyautez elles feront encore plus de jus).



Recouvrir avec le dessus préalablement étalé en disque de la bonne taille. Percez ensuite une cheminée au milieu pour laisser la vapeur sortir pendant la cuisson. A l'aide d'un pinceau, badigeonner le dessus avec le jaune d’œuf battu dans le lait, pour donner une belle couleur dorée.



Cuire environ 45 minutes à 180°C (thermostat 6).

Verdict : 
Je préfère le manger encore chaud. Attention au moment de servir, la pâte est alors friable. L'acidité des prunes contraste avec le côté de la pâte, mmm.... un vrai régal !
Froid il excellent également et plus facile à couper car le jus des prunes est figé.

Dans certaines recettes on conseille d'ajouter du sucre au dessus des prunes. Je ne l'ai pas fait ici et n'ai pas regretté ! Néanmoins si vous craignez vraiment le caractère acide des prunes, saupoudrez un peu de sucre en poudre (environ une cuillère à soupe) sur les prunes avant de mettre le dessus du pâté.


Quelques restes suffisent pour un atelier tartelettes avec les enfants...



Que boire avec ?
Essayez donc un Coteaux de l'Aubance...

Edit Avril 2015 : ma recette a été sélectionnée pour le challenge dessert régionaux sur le site de Femme Actuelle !

dimanche 17 août 2014

Ma première crème pour le visage

Pour ma première crème visage j'ai souhaité suivre une recette formulée par des professionnels sur un site spécialisé et de ne pas en changer les proportions.

J'ai donc choisi la recette Crème sorbet bienfaisante au thé vert, qui vient des fiches techniques du site Aroma-Zone.


Voici la recette :


- Huile végétale de Yangu :
9,2 %

- Cire émulsifiante n°3 :
4 %

- Eau minérale :
65 %

- Hydrolat de Menthe verte :
15 %

- Gomme Xanthane :
0.5 %

- Mica Vert océan :
0.1 %

- Fragrance cosmétique :
0.5 %

- Glycérine végétale :
5 %

- Thé vert en poudre :
0.1 %

- Conservateur Cosgard :
0.6 %


Avec bien sûr, avant de fabriquer un produit cosmétique maison, les précautions à prendre ici.

Concernant les ingrédients, j'ai juste changé la fragrance et la couleur du mica par rapport à la recette originale.

Et voici le résultat :

Ma première crème visage


Je suis bluffée ! C'est vrai que j'ai pris mon temps, j'ai vraiment fait attention de bien travailler l'émulsion et j'ai soigné l'emballage avec un pot poussoir airless 50 mL, pour une meilleure conservation.

Mais quand même, ça fait vraiment plaisir de voir que l'on peut faire une crème parfaitement réussie, n'ayant pas à rougir par comparaison à celles du commerce ! Et bien sûr elle ne contient que de bon produits, pas de silicones synthétiques pas de conservateurs dérivés du pétrole, etc.

Cela fait plusieurs jours que je l'utilise, maintenant. Elle est agréable, pénètre vite. Mais je trouve que la proportion de glycérine un peu élevée, j'ai l'impression de beaucoup la sentir à l'application.

Du coup cela me donnera donc l'occasion de tester une autre recette de crème de jour la prochaine fois !


vendredi 15 août 2014

Confiture de Prunes

Toujours avec les mêmes prunes, la confiture !

Et comme elles sont bien juteuses, grâce à toute l'eau qui est tombée, la recette est à adapter en fonction. Sinon la confiture est trop liquide !

Voici les trois recettes que nous avons réalisées à la maison ces derniers jours :


Dans les trois recettes, les fruits dont d'abord triés et dénoyautés, puis mis au contact du sucre dans un récipient fermé, toute la nuit.

Voici le résultat, de gauche à droite, et du moins au plus cuit :

A gauche, pour 2,4 kg de fruits et 2 kg de sucre spécial confiture (c'est du sucre cristallisé additionné de pectine, gélifiant naturellement présent dans les fruits mais en quantité variable), les fruits sont simplement coupés en deux et la cuisson est de 7 minutes à feu moyen après reprise de l'ébullition.

Au milieu, la recette est la même sauf que c'est du Gelsuc au sucre blond qui est utilisé (cela explique en partie la différence de couleur). Pour changer un peu la confiture est moulinée au mixeur plongeant en fin de cuisson, afin d'obtenir une texture plutôt du type "marmelade".

A droite, la confiture est beaucoup plus cuite, car sans aide à la gélification. Les proportions sont de 2 kg de prunes pour 2 kg de sucre. Même début mais ajout d'amandes effilées et d'une gousse de vanille en cours de cuisson. Puis ajout d'une cuillère à soupe de rhum en fin de cuisson. La fin de la cuisson est déterminée par l'atteinte de la consistance désirée...ça peut donc durer un certain temps (2 heures environ ici). Cela se voit en déposant une goutte dans un récipient froid, la confiture est prête quand la goutte se gélifie.

Dans tous les cas mettre en pot immédiatement à la fin de la cuisson et les retourner pour stériliser les bouchons.

Bon, maintenant le verdict : les deux premières versions diffèrent essentiellement par la consistance, comme on l'imagine, et elles ont ma préférence car elles sont plus proches du goût du fruit. Elles ont l'inconvénient en revanche de se conserver au réfrigérateur, du fait de la cuisson rapide. La troisième, beaucoup plus cuite et plus réduite est plus sucrée, plus gourmande... Elle sera parfaite pour les petits-déjeuners d'automne !





mercredi 13 août 2014

Macérât de millepertuis 2014

Fin juin j'ai ramassé du millepertuis, mais le vrai : le fameux Hypericum perforatum cher à tous les adeptes des plantes et de cosmétiques maison, pour ses propriétés anti-inflammatoires et sa belle couleur rouge après macération.

Cette plante pousse chez nous en bordure des champs cultivés. On n'a pas beaucoup de temps pour la ramasser, maximum 2 semaines entre la mi-juin et début juillet. On l'appelle d'ailleurs aussi Herbe de la Saint-Jean (qui est le 24 juin).

Pour cette fois, j'ai fait 2 macérâts de sommités fleuries juste cueillies : un dans de l'huile d'olive vierge biologique, la plus classiquement utilisée, et un dans de l'huile de  tournesol bio.

Il faut bien entendu utiliser des huiles stables, de façon à ce que le macérât ne rancisse pas trop vite, car seules les fleurs fraîches sont utilisables. Et bien récolter par une journée ensoleillée !

Une précaution à prendre : le millepertuis peut entraîner une photosensibilisation, utiliser le macérât ou les produits en contenant uniquement le soir.


Mise en macération du millepertuis juste cueilli dans l'huile d'olive bio



Et voici ce que cela donne au bout de 6 semaines, après avoir secoué un peu tous les jours : on filtre avec un filtre à café en papier (c'est plus fin et évite les résidus) et on ajoute quelques gouttes de vitamine E pour éviter le rancissement.

Macérât de millepertuis sur olive (à gauche) et tournesol (à droite) biologiques.

Vue la météo de cette année, pas sûr que j'ai l'occasion de m'en servir pour apaiser les coups de soleil...
Qu'à cela ne tienne elle va pouvoir servir pour beaucoup de tambouilles en perspective !


mardi 12 août 2014

Sorbet aux prunes maison

Une belle recette avec une composition "sain-ple" comme on les aime : des prunes (du jardin, pour ne pas dire bio), du sucre et c'est tout !

C'est le premier sorbet que je réalise avec ma toute nouvelle turbine à glace et je ne suis pas déçue. Le résultat correspond vraiment à ce que je recherche.



Voici d'abord les prunes, bien charnues et juteuses (merci la pluie), issues d'un échange de produits du jardin. J'en ai eu un paquet alors vous allez certainement en entendre parler encore...








Une fois triées et dénoyautées, j'en ai 1,4 kg (quand même).








 J'ajoute 300 g de sucre...



Je mixe au mixeur plongeant...








Et je met le tout à refroidir dans le réfrigérateur, avant de passer à l'étape sorbetière !

Et voici le résultat après 60 minutes de programme mélange+froid ! Le goût est délicieux, la texture impeccable. Mangée avec les sablés aux amandes faits hier, c'était parfait. La prochaine fois j'essaierai de diminuer un peu le sucre, 200 à 250 g devraient suffire, et d'ajouter un peu d'alcool de fruits en fin de prise.




Quant à ma nouvelle turbine à glace, qu'en dire ?

Elle tient ses promesses sur la finition, tout à fait correcte en rapport avec sa gamme de prix.

Peu disponible en magasin, mais disponible sur certains sites internet. Je l'ai pour ma part achetée ici.

Ma nouvelle turbine à glace


Nous l'avons choisie pour sa cuve de volume honorable, ce qui n'est pas fréquent. Avec cette recette j'ai obtenu 1,5 L de glace ! (c'est le max quand même...).

Elle est en revanche un peu insuffisante en puissance, parce 60 minutes, cela ne correspond pas aux 20 à 30 minutes annoncées pour 1 litre. En surveillant j'ai mis d'emblée ce temps, ayant obtenu précédemment lors de ma première recette une glace à la vanille beaucoup trop molle en laissant le temps indiqué !

 Et vous, avez-vous déjà expérimenté la glace en sorbetière ou en turbine ?


lundi 11 août 2014

Sablés aux amandes

Aujourd'hui jour de pluie, encore ! Des petits sablés aux amandes faits à 4 mains (euh...6 en fait...) pour occuper les p'tits loups !

Et voici la recette :

  •  250 g de farine
  • 90 g de sucre 
  •  50 g de poudre d’amandes
  • 150 g de beurre
  • 1 œuf

Mélanger à la main ou dans le bol du robot les ingrédients en poudre. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux en l’écrasant à la main ou avec le mélangeur à pâte du robot. Quand la pâte commence à s’agglomérer ajouter l’œuf entier.

Faire une boule et mettre à refroidir 30 minutes au réfrigérateur.




Étaler en pâte épaisse et découper des petits sablés à l’emporte-pièce ou selon vos envies. Placer sur une plaque de cuisson huilée ou protégée (pour ma part j'utilise une plaque en silicone réutilisable).

Faire cuire une dizaine de minutes à 180°C (thermostat 6). Pour ma part je les ai laissés environ 15 minutes, c'est un poil trop !


Petits Sablés œuvre des P'tits Loups


Et Miam, Miam...

dimanche 10 août 2014

Visite du Jardin Bio de la Maison de l’Environnement et Premier Article du Blog !

C’est les vacances... ! Alors en ce début août on profite d’une belle journée ensoleillée entre deux jours de pluie pour emmener les enfants à la Maison de l’Environnement à Angers. C’est surtout son Jardin Bio qui est intéressant. Il est vraiment orienté pour les enfants avec les décorations sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Certaines parcelles sont peu entretenues et non arrosées, économie d’eau oblige. Mais on y trouve beaucoup de jolies plantes, avec leur nom, et des panneaux explicatifs sur les plantes toxiques, le compost ou les associations à faire. Alors si vous passez dans le coin, n’hésitez pas, l’entrée est libre ! Vous pouvez consulter les horaires d’ouverture ici.


Vue grand angle depuis l'entrée
Créatures fantastiques
Hôtel à insectes
Bourrache officinale
Achillée "Paprika"
.Et vous, avez vous visité de beaux jardins cet été ?